Santé physique

Nous sommes ce que nous apportons à notre corps.

En effet, les transformations biologiques au sein de notre organismes nécessitent l’apport extérieur de nombreuses molécules que le corps n’est pas capable de synthétiser seul. Ces molécules sont apportées par l’alimentation et la respiration.

De plus, notre corps va s’adapter en fonction des besoins que nous avons. Par exemple, si vous avez besoin de courir, à force d’exercices, le corps va s’adapter d’un point de vue musculaire et cardio-vasculaire pour aller plus vite.

Il s’avère que tous ces éléments vont même modifier l’expression de nos gènes pour une meilleure adaptation aux besoins.

Explications avec l’épigénétique

L’épigénétique (« épi » = au-dessus, donc « au-dessus de la génétique ») est la modulation de l’expression des gènes. On pensait pendant longtemps que l’ADN ne pouvait varier que sur de très grandes périodes afin de permettre aux espèces d’évoluer dans le temps. Or, seulement un petit pourcentage est utilisé pour permettre la synthèse des molécules (enzymes, protéines) qui vont faire fonctionner la cellule vivante. Autrefois appelé « ADN poubelle », la grande majorité du génome contient des éléments régulateurs (microARN, enhancers) qui modulent l’expression des gènes, en réponse à notre environnement et comportement.[1] Cette modulation est produite par notre comportement : alimentation, activité physique, gestion du stress, plaisir de faire les choses, harmonie du réseau familial et professionnel.[2]

Joël de Rosnay est un scientifique, prospectiviste, conférencier et écrivain français

Des études ont montré que l’environnement qui opère au travers de la membrane, contrôle le comportement et la physiologie de la cellule, en activant et désactivant les gènes (régulation épigénétique). Des travaux en biologie cellulaire montrent que la membrane cellulaire agit comme un capteur environnemental : nutriments, hormones et stress modifient les voies de signalisation intracellulaires, qui à leur tour régulent l’expression des gènes (épigénétique). L’ADN fournit les instructions, mais c’est l’environnement qui décide quelles ‘recettes’ activer.[3]

Howick précise que dans la plupart des cas, les maladies ne sont héréditaires qu’en partie et, souvent, les facteurs environnementaux et le mode de vie sont plus importants que les gènes. [4]

Pour aller plus loin: Epigénétique: les expériences transmises dans nos gènes

Pour aller plus loin: Psychogénéalogie et transgénérationnel: les transmissions familiales de traumatismes

Notre mode de vie (alimentation, exercice, stress) influence l’expression de nos gènes via l’épigénétique, nous rendant acteurs de notre santé. Les facteurs environnementaux expliquent souvent plus les maladies que la génétique pure.

Voici les différents éléments qui vont conditionner notre santé (cliquez sur les différentes parties pour accéder à leur contenu):

  1. Activité physique / Assouplissements
  2. Respiration / Relaxation
  3. Alimentation / Hydratation
  4. Sommeil
  5. Environnement familial et professionnel
  6. Gestion du stress

Les deux dernières parties seront approfondies dans la partie Santé émotionnelle.


[1] Howick Jeremy, épidémiologiste et directeur du « Oxford Empathy Program » de l’Université d’Oxford.

[2] De Rosnay Joël, La symphonie du vivant, Comment l’épigénétique va changer votre vie, Les liens qui libèrent, 2018

[3] Lipton Bruce, Biologie des Croyances, Ariane, 2016, p.57-58

[4] Howick Jérémy, Docteur vous, Les éditions de l’Homme, 2019, p.245


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